La dent du serpent

C’est le dernier roman deCraig Johnson.  paru aux éditions Gallmeister, La dent du serpent:

 

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Ça commence par les histoires d’une vieille dame

Barbara Thomas est âgée ( quatre-vingts ans) mais pas si cinglée que semble le suggérer très fort son neveu: il lève les yeux au ciel et y attarde tellement son regard qu’on le penserait en train de compter les nuages quand elle évoque les anges qui réparent tout ce qui cloche dans sa maison…contre un peu de nourriture. Et ils ont un furieux appétit, ces anges-là !

Le shérif Walt Longmire , accompagnée de Victoria Moretti, son adjointe préférée, promet d’aller voir les anges au boulot et chope un gamin efflanqué dans la maison de Barbara Thomas. Il est allongé sous l’évier et répare une fuite. Il parvient à se sauver, enfin, pas longtemps. Il s’appelle Cord.

Ça se complique quand une femme cherche son fils

 Sarah Tisdale cherche son fils, Cord. C’est ce que le shérif d’un état voisin annonce à Walt et Victoria. Super ! ils sont tout heureux de lui annoncer qu’il est sous leur protection. Ils l’ont retrouvé. Tout irait bien si, maintenant,  Sarah ne demeurait pas introuvable. Aucune nouvelle d’elle depuis qu’elle a signalé la disparition de son fils.

Walt a bien l’intention de ramener Cord chez lui et de rencontrer sa mère, seulement voilà: quand il arrive devant la propriété de sa « famille » de hautes clôtures et des miradors lui réservent un accueil violent. Et ça, ça le met de travers Walt. Il va alors se frotter à de drôles de mecs, un patriarche vicelard assisté d’un homme de main fourbe et armé, des gamins asservis et maltraités. Faut r’connaître, c’est du brutal.

Craig Johnson dessine des paysages époustouflants de la pointe de ses mots, construit une intrigue qui interroge la religion et les croyances, le pouvoir et la domination, sans oublier de tracer ici et là de jolies pointes d’humour dans son récit. Et c’est un super bon roman..

Que toutes les douleurs de sa mère, tous ses bienfaits soient tournés par lui en dérision et en mépris afin qu’elle puisse sentir combien la dent du serpent est moins cruelle que la douleur d’avoir un enfant ingrat. Shakespeare, Le roi Lear.

Dans le Wyoming :

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