« La sorcière » de Camilla Lackberg

Deux petites filles

Il y a trente ans était découvert à la surface d’un lac, le corps d’une petite fille de six ans, blessée mortellement à la tête. Elle s’appelait Stella et vivait dans une ferme isolée avec ses parents et sa sœur aînée.

Et voilà qu’une autre fillette âgée de quatre ans, Nea, dont les parents vivent dans cette même demeure, est portée disparue. Tout le monde craint le pire, elle n’a pas été vue depuis vingt-quatre heures.

Ainsi commence La sorcière, le dernier roman policier de Camilla Läckberg, paru aux éditions Acte Sud (actes noirs), ce mois de Novembre 2017, et traduit du suédois par Rémi Cassaigne.
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Deux femmes

Dans la petite ville, les langues se délient, d’autant que les deux filles de treize ans qui gardaient Stella, il y a trente ans, avaient avoué le meurtre de la fillette. L’une est revenue vivre au village, discrète épouse d’un ami de son père, mère protectrice d’un ado solitaire. L’autre est une actrice connue, jolie, installée non loin de là pour les besoins du tournage d’un film.

Elles ne se parlent pas, semblent s’éviter, et n’ont pas d’alibi solide pour cette seconde disparition.

Des pistes et des histoires

Le roman est bien construit qui retrace des épisodes de l’affaire Stella et des évènements de 1671-1672 qui ont amené au procès d’une femme simple et jalousée, accusée d’être une sorcière. Il déroule les pistes qui vont permettre aux enquêteurs d’avancer sur le chemin tortueux de l’enquête.

Des immigrés et des préjugés, des ados et des brimades, des non-dits et des secrets: l’intrigue est ficelée de main de maître et c’est un roman policier qui se lit avec intérêt.