à cache-cache

« Près de la fenêtre, Helen contemplait la lune, pleine et magnifique. Sa lueur perçait la pénombre de sa cellule. »

 

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Dans son dernier polar, À cache-cache, paru aux Éditions Les Escales noires et traduit de l’anglais par Séverine Quelet, M.J Arlidge retrouve Helen Grace dans la prison où elle est détenue, suite à Oxygène, sa précédente enquête.

L’univers carcéral est impitoyable, et la prison pour femmes dans laquelle est enfermée Helen est le théâtre d’un meurtre épouvantable. Helen est une enquêtrice tenace, éprise de justice ; elle investigue dans la mesure des moyens dont elle dispose, privée de liberté.

Charlie, collègue et amie d’Helen, ne se satisfait pas des conclusions de l’enquête qui a mené Helen en détention. Le procès de son amie aura lieu dans quelques semaines, elle décide contre l’avis de sa hiérarchie, notamment une collègue promue au grade d’Helen, de retrouver celui qui a piégé son ancienne chef. Elle suit des pistes, sans relâche, essuie des déconvenues, mais n’abandonne pas.

À cache-cache, c’est un polar qui plonge ses lecteurs dans deux enquêtes menées en parallèle : celle de Charlie qui doit faire face aux menaces de suspension dues à sa désobéissance, si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises, celle d’Helen qui doit faire face aux menaces sur sa vie qu’elles viennent des autres détenues ou du personnel de la prison.

M.J. Arlidge a un talent indéniable pour ménager suspense et rebondissements. Ses personnages sont bien campés, son inspectrice d’héroïne suscite empathie et intérêt. C’est un très bon polar pour ceux qui se sont attachés au personnage d’Helen Grace, émouvante dans sa fragilité, constante dans sa recherche de la vérité.