Changer l’eau des fleurs

Ma grand-mère m’a appris très tôt comment cueillir les étoiles : la nuit il suffit de poser une bassine d’eau au milieu de la cour pour les avoir à ses pieds.

Changer l’eau des fleurs, publié aux éditions Albin Michel et au Livre de Poche, est un roman de Valérie Perrin ; elle s’est révélée être une formidable raconteuse d’histoires lorsqu’est paru Les Oubliés du dimanche en 2015.

Résumé:

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

Lecture

Une amie m’a prêté ce livre et je me suis plongée avec délice dans sa lecture. Que dire de plus ? C’est un roman qui a enthousiasmé de nombreux lecteurs dont je suis parce que Violette est une femme extraordinaire de simplicité, accueillante et bienveillante. Une femme qui fait chanter la vie. Elle a reçu son content de malheur et de tristesse, mais elle est suffisamment lucide, généreuse et forte : Le passé est le poison du maintenant. Ressasser, c’est mourir un peu.

Le style de Valérie Perrin est fluide, elle raconte merveilleusement son histoire. Il faut lire ce livre pour la puissance que distillent les mots. C’est un roman d’espérance.

– Que sont les ´larmoyances’ ?
– C’est un mot que j’ai inventé pour réunir la mélancolie, la culpabilité, les regrets, les marches avant et les marches arrière. Tout ce qui nous emmerde dans la vie, quoi. Ce qui nous empêche d’avancer.

A l’instar de Violette, je fais aussi ce souhait:

En me couchant, je pense que je n’aimerais pas mourir au milieu de la lecture d’un roman que j’aime.