Le voyage de Robey Childs

Il franchit les forêts enchevétrées de la plaine, rudes et sauvages, il traversa des étendues de terres inexplicablement brûlées et défoncées, et c’est là qu’il rencontra un jour le spectacle de la mort.

Un dimanche de Mai 1863, Hettie Childs est effrayée : dans un rêve, elle a vu un grand danger planer sur son mari, soldat de la guerre de Sécession, parti sur les champs de bataille. Il faut absolument qu’il rentre à la maison.

Hettie demande à son fils de quatorze ans Robey de ramener son père à la maison. Elle lui dit qu’il devait impérativement partir le soir même, ne pas s’attarder en route et retrouver son père dès que possible, et en tout cas pas plus tard que Juillet.

Robey se met en route avec pour tout bagage une veste réversible confectionnée par sa mère : gris confédéré d’un côté, bleu de l’Union de l’autre.

Commence ainsi pour le jeune garçon un voyage qui va bouleverser son adolescence. Aidé par un voisin qui lui prête un superbe cheval noir, il va traverser des terres inconnues et parfois hostiles, souvent dévastées, et parfois somptueuses. Il va rencontrer des personnages qui lui feront découvrir la nature des hommes et affirmer sa personnalité.

Le voyage de Robey Childs est un roman de Robert Olmstead, publié aux Éditions Gallmeister, traduit de l’américain par François Happe.

C’est un récit sombre, ponctué de tendresse et de poésie. Un superbe voyage initiatique.